Cabo Verde 1 - Manolo CHRETIEN

Cabo Verde 1

Manolo CHRETIEN

Cabo Verde #1

Photographie originale

Tirage numérique sur aluminium brossé

Signé et numéroté

Edition totale de 9 (+2 épreuves d'artiste)

Dimensions
  • 68 x 110 cm / 26,8 x 43,3 inch
  • 90 x 145 cm / 35,4 x 57,1 inch
  • 111 x 180 cm / 43,7 x 70,9 inch
  • 123 x 200 cm / 48,4 x 78,7 inch
3 500,00 €
TTC

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  • Manolo CHRETIEN

    Manolo CHRÉTIEN  nait en 1966 sur la base aérienne d’Orange. De père pilote et spationaute, il passe sa jeunesse entre les hangars et les avions. Rapidement, Manolo CHRÉTIEN développe une passion pour cet univers métallique combinant puissance, vitesse et technologie. De là, son intérêt pour le mouvement et la matière.  Il étudie à l’ESTACA et rentre finalement à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des métiers d’art en 1987. Cela lui permet de développer une connaissance approfondie de la matière et de ses résistances physiques. Le vent, la vitesse et les formes nécessairement courbes des appareils et des vagues donnent des structures ondulées. Manolo CHRÉTIEN nomme Anémomorphoses Solides les machines et Anémomorphososes Liquides les vagues. Ces distorsions et la fluidité des lignes parsèment ses photographies. La force des é...

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Passionné par le mouvement et la matière, Manolo CHRÉTIEN s'intéresse aux vagues qu’il nomme “anémomorphoses liquides”. Ce terme qualifie à l'origine la modification de la forme des plantes et des paysages sous l’effet des vents dominants. On remarque cela sur le littoral et en montagne. Manolo CHRÉTIEN applique ce terme aux vagues en les qualifiant de “liquide”. Ici, l’immobilité de la vague dessine un relief rappelant une chaîne de montagne dont la flore serait battue par les vents. Certains endroits sont agités quand d’autres sont relativement plats et lisses. Cette comparaison des motifs de la vague et de la montagne est un des thèmes récurrents dans l'histoire de l'art. Vagues et montagnes représentent la puissance et la grandeur de la nature.

Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa

Katsushika HOKUSAI, La grande vague de Kanagawa, vers 1830, estampe

HOKUSAI a apporté autant d’attention au motif de la vague que Manolo CHRÉTIEN. HOKUSAI est sans doute le plus grand peintre et dessinateur d'ukiyo-e de son temps. L’ukiyo-e est un mouvement artistique japonais comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi les estampes japonaises gravées sur bois. Son oeuvre influença les plus grands artistes européens comme MONET et GAUGUIN. Il apprend toutes les techniques de dessin traditionnel et découvre la perspective issue de l'art occidental. Ses oeuvres révèlent toutes une grande qualité d'observation dans un souci de rendre compte de la source même des choses. Il fit un nombre infinitésimal de croquis de plantes, de paysages, d'animaux et de personnages.

À la fois très expressive et stylisée, « La vague », comme elle fut surnommée, a tout de suite marqué les artistes et amateurs d’art japonais qui la découvrent à la fin du XIXe siècle. Ses couleurs sobres sont les mêmes que la vague de Manolo CHRÉTIEN, à savoir blanc, bleu et un peu de gris. L’estampe mêle des influences occidentales, avec le bleu de Prusse et la perspective, à la représentation d’une nature pleine de vie caractéristique de la religion shinto. Les deux artistes mettent en avant le mouvement et l’esthétique de l’eau en stoppant leur vague en pleine action. Ces deux vagues semblent toutes deux vouloir retomber mais son figées dans le temps par la photographie et la peinture.

Le XIXème siècle a également produit un des artistes qui nous permet le mieux d'envisager le travail de Manolo CHRÉTIEN, entre ciel et terre : Gustave Le GRAY.

Gustave LE GRAY, La grande vague, Sète, 1857

Gustave LE GRAY, La grande vague, Sète, 1857

L’iridescence de la vague de Manolo CHRÉTIEN rappelle inévitablement celle de Gustave Le GRAY. Il devient le photographe officiel de la famille impériale sous Louis-Napoléon BONAPARTE. Inventeur et artiste, il se distingue par sa maîtrise de la technique photographique, au niveau de la composition comme au niveau de la lumière. Il introduisit en France l’usage des plaques au collodion humide, permettant des temps de pose rapides. Ses œuvres les plus célèbres datent de 1856 à 1858. Sur les côtes normande, méditerranéenne et bretonne, il réalise une série de “Marines”. Il utilise la technique des “ciels rapportés” pour donner au paysage l’intensité dramatique qu’il souhaite. À cette époque, il était difficile, à cause des différences de luminosité, de reproduire simultanément ciel et paysage. Le GRAY contourne ce problème en réalisant des tirages en deux temps, à l’aide de deux négatifs : l’un pour le paysage, l’autre ensuite pour le ciel, d’où le terme de “ciel rapporté”. Comme Gustave Le GRAY, Manolo CHRÉTIEN s’intéresse aux paysages marins. Les deux artistes jouent avec la lumière du ciel se reflétant sur les vagues. Quand l’un donne du mouvement à la vague par l’irisation du métal, l’autre réalise cet effet par le contraste entre le noir de la mer et la lumière que produit la vague. 

Fiche technique

Format : Horizontale

Type : Couleur

Thème : Paysage

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