Callitype ou Kallitype

Le callitype ou kallitype est un procédé photographique ancien à base d’oxalate ferrique donnant des images aux tons sépias. Il est inventé en 1889 par le chimiste écossais William Walker James NICOL (W.W.J. NICOL).

Ce dernier se base sur les travaux de HERSCHEL, inventeur du cyanotype. Le callitype suit les mêmes principes. Il repose sur la transformation du citrate d’ammonium ferrique en un état ferreux par l’action de la lumière. Ce qui permet de créer des images permanentes par la réduction d’un sel de métal noble en métal inerte. Le callitype a été amélioré, le procédé de W.W.J. NICOL a donc évolué au cours du temps, si bien que les usages contemporains n’ont plus grand-chose à voir avec la technique d’origine. Le brun Van Dyke en est par exemple une variante assez répandue. Les images ont généralement une plus grande gamme de tons que les cyanotypes.

Les tirages callitypes étaient en vogue à la fin du XIXe siècle. Ils ont connu un certain succès aux États-Unis, mais on leur préféra souvent les tirages platine. Il y a une grande proximité de rendu entre les deux. Le callitype a d’ailleurs été considéré comme le platinotype du pauvre. La proximité est troublante lorsque l’on applique un virage à l’or au callitypes. Ainsi, certains callitypes sont dénommés, à tort, platinotypes.

La réputation du callitype a également pâtie de son manque de stabilité. Les images étaient parfois tirées avec des lavages et des fixages insuffisants, ce qui mettait en danger leur préservation.

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