Papier Salé

Les tirages sur papier salé furent inventés par Henry Fox TALBOT dans les années 1830. À partir de 1839 et jusqu’au début des années 1860, ils constituent la technique de tirage dominante, servant généralement à réaliser des tirages positifs des calotypes. Le nom de « papier salé » provient de la nature même de ce type de tirage, composé de sel et de nitrate d’argent. C’est le premier multiple de l’histoire de la photographie. Ce type de tirage a été progressivement remplacé par la technique du tirage albuminé, qui devient prépondérante dans les années 1860. 

Le papier était préparé en étant d’abord trempé dans une solution de chlorure de sodium (du sel de cuisine), puis séché avant d’être sensibilisé grâce à l’ajout de nitrate d’argent. La rencontre entre le chlorure de sodium et le nitrate d’argent réagit en produisant des sels d’argent (chlorure d’argent), qui sont sensibles à la lumière. Il suffit ensuite de faire de nouveau sécher la feuille à l’abri de la lumière pour ensuite l’exposée au contact d’un négatif, à cette époque : un calotype. L’image apparue est alors fixée grâce à un bain dans une solution de thiosulfate de sodium, destinée à dissoudre les sels restants. Après cette étape, on applique parfois un virage, le plus souvent à l’or, pour garantir une meilleure stabilité ou pour donner une teinte particulière. L’épreuve est ensuite lavée et séchée.

Comment reconnaître un tirage sur papier salé

Un tirage sur papier salé sans virage se reconnaît à sa couleur. Les teintes sont chaudes, elles tendent vers les bruns. L’image apparaît à l’intérieur des fibres du papier, elle est d’une grande douceur, mate, et aux contours peu prononcés. Le procédé est amélioré au cours des années 1850 afin que les contrastes et la définition de l’image obtenue soient renforcés.

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