Rope Out - Mitch DOBROWNER

Rope Out

Mitch DOBROWNER

Rope Out, 2011, Regan, North Dakota

Photographie originale

Tirage aux pigments d'encre

60 x 80 cm / 20 x 30 inch

Édition de 45 exemplaires

Tirage Signé, numéroté et titré par l'artiste

Certificat d'Authenticité et biographie

Dimensions
  • 41 x 51 cm / 16 x 20 inch
  • 61 x 92 cm / 24 x 36 inch
5 000,00 €

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  • Mitch DOBROWNER

    Mitch DOBROWNER (1956-) a grandi du côté de Long Island, New York. Un peu perdu à la fin de l’adolescence, le jeune homme ne savait pas vraiment quoi faire de sa vie jusqu’au jour où son père lui mit entre les mains un vieil appareil photo de marque Argus. Et Mitch ne tarda pas à devenir accro à la photographie… C’est à l’âge de 21 ans, qu’il décide de laisser derrière lui travail, famille et amis pour partir à la découverte du sud-ouest américain. En Californie, il rencontre sa femme avec laquelle il aura 3 enfants, et lance avec elle un studio de design. A cette période, Mitch DOBROWNER délaisse la photographie pour se consacrer entièrement à son studio et à sa famille. Ce n’est qu’en début 2005, encouragé par son épouse, ses enfants et ses amis, qu’il se remet à la photographie. Aujourd’hui, Mitch DOBROWNER se définit lui-même comm...

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Rope Out est une photographie d’art de la série Storms. Les motifs du nuage et des orages fascinent Mitch DOBROWNER qui choisit alors de les placer au centre de son travail. Les tourbillons de vents violents se développent sous la base d'un cumulonimbus et se prolongent jusqu'à la surface terrestre, une tornade devient visible grâce aux gouttelettes de condensation qui y naissent, formant alors une excroissance du nuage souvent en forme d'entonnoir. Ce phénomène très bref et localisé ne parcourt jamais plus de quelques kilomètres et sa durée de vie dépasse rarement les 15 minutes. Pour Storms, Mitch DOBROWNER part donc chasser ces phénomènes naturels, se fiant aux prévisions météorologiques. Postant son appareil en des endroits stratégiques, l’artiste doit attendre la tornade qui ne viendra peut-être pas. Il choisit un cadrage à l’horizon très bas, donne au ciel le rôle principal, rendant ainsi à la tornade son caractère imposant et destructeur.

Mitch DOBROWNER est davantage qu’un simple chasseur de tornade, il aborde la planète toute entière et souhaite la retranscrire en images. Dans cette entreprise artistique monumentale les tempêtes ont une place privilégiée. Elles s’inscrivent dans le genre du paysage, une tradition qui met en avant le sublime. Le sublime est cette impression si particulière, qui nous coupe le souffle lorsque nous sommes face à quelque chose qui nous dépasse. Ce sentiment esthétique fut théorisé en 1699 par Joseph ADDISON. Il comparait la vision des Alpes à « un plaisant sentiment d’horreur ». Cette incommensurabilité des paysages provoque ce sentiment que les philosophes Edmund BURKE et Emmanuel KANT se sont attachés à définir.

William TURNER, Tempête de neige, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Londres, Tate Britain.

William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Londres, Tate Britain.

Il est ressenti par la contemplation de ce qui serait un danger si nous n’étions pas à l’abri. Avalanches, tempêtes, mais aussi point de vue surélevé propice au vertige forment autant de sujets que les peintres romantiques ont traité pour susciter le sublime. Différent du beau, le sublime est au carrefour entre fascination, plaisir et terreur. William TURNER, peintre romantique anglais, a souvent cherché à l’évoquer, comme Mitch DOBROWNER, par l’usage du thème de la tempête et du motif du vortex.

Vous pouvez retrouver ce même ressort esthétique dans certaines photographies de vagues de Manolo CHRÉTIEN, en particulier dans son oeuvre Shore.

Fiche technique

Format : Horizontale

Type : Noir & Blanc

Thème : Paysage

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