A

Ambrotype :

L’ambrotype est un procédé photographique élaboré par James Ambrose Cutting en 1854 et qui a concurrencé le daguerréotype en raison de la rapidité d'obtention des images (2 à 4 secondes) et de son prix de revient peu coûteux.

Technique : négatif sur plaque de verre au collodion, sous-exposé à la prise de vue, puis blanchi chimiquement au développement. Posée sur un fond noir, l'image apparaît en positif. Très utilisé pour les portraits et les paysages, l'ambrotype se présente généralement encadré comme le daguerréotype.

 

Autochrome :

L'autochrome est un procédé de film photographique couleur breveté le 17 décembre 1903 par les frères Auguste et Louis Lumière.

C'est la première technique industrielle de photographie couleurs, elle produit des images transparentes. Elle fut utilisée entre 1907 et 1932 environ. On lui doit en particulier de nombreuses photos de la Première Guerre mondiale.

À l'opposé des autres techniques de l'époque, ce procédé qui emploie la méthode additive enregistre l'image sur une seule plaque photographique, sous forme d'une image noir et blanc composite représentant le rouge, le vert et le bleu. Émulsion et filtre sont intimement liés, de la prise de vue à la projection, du fait du caractère aléatoire du filtre.

La technique consiste à saupoudrer une plaque de verre avec des millions de particules microscopiques (10 à 20 micromètres) — des grains de fécule de pomme de terre — teints en rouge (orange), vert et bleu (violet), fixés par de la résine. Les interstices entre les grains sont comblés par de la poudre de carbone très fine (noir de fumée). Ce filtre est scellé par une laque qui le protège pendant les opérations de développement de la surface sensible qui a été déposée sur le tout.

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B

Bromoil, Oléotypie, Report d'Encre :

Ce sont des techniques voisines qui mettent en jeu la répulsion de l'eau pour les corps gras, comme dans le procédé semi-industriel appelé phototypie, ou la lithographie. Là encore, nous retrouvons une méthode avec laquelle nous pouvons, soit recopier un négatif à l'identique, soit l'interpréter librement. Le report d'encre permet, avec une presse, de transférer l'image sur un papier d'art, sur lequel il ne restera que de l'encre d'imprimerie et plus aucun lien physique avec l'industrie photographique. Celui qui possède des connaissances en dessin ou en peinture, pourra, avec profit se consacrer à ce procédé dont les fabuleux résultats viendront récompenser la patience de l'opérateur.

 

Bromure d’argent :

Le bromure d’argent (AgBr) est un sel insoluble de couleur jaune pâle, bien connu pour sa sensibilité inhabituelle à la lumière comme les autres halogénures d’argent. Cette propriété a permis aux halogénures d’argent de devenir le matériau de base de la photographie moderne. Le bromure d’argent est largement utilisé pour les films photographiques noir et blanc. Certaines personnes avancent l’hypothèse que le suaire de Turin a été fabriqué à l’aide de bromure d’argent. À cause de ses propriétés de photosensibilité, le bromure d’argent est aussi considéré comme un semi-conducteur. Ce sel peut être trouvé naturellement dans le minéral bromargyrite (bromyrite).

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C

Callitype ou Kallitype

Le callitype ou kallitype est un procédé photographique ancien à base d'oxalate ferrique donnant des images aux tons sépia. Les images ont généralement une plus grande gamme de tons que les cyanotypes. Ces tirages étaient en vogue au XIXe siècle.

 

Calotype :

C'est l'image négative sur un papier préparé à la main, impressionné avec une chambre grand format. Son aspect est à la fois rude et pointilliste. Il permet de fabriquer, dès la prise de vue, une image spécifique dont l'aspect diffère profondément de la photographie courante. Procédé interdit à ceux qui pensent que la précision du système actuel paraît indispensable à la réussite d'une image photographique. On la rendra ensuite positive sur Papier Salé - Papier Albuminé

Cibachrome : voir Ilfochrome


Collodion humide :

Le collodion humide est un procédé photographique inventé par l'anglais Frederick Scott Archer en 1851.

Le collodion est un nitrate de cellulose dissous dans un mélange d'alcool et d'éther que l'on étend sur une plaque de verre. Quand ce mélange sirupeux commence à se figer sur le verre, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d'argent pour la sensibiliser, les sels contenus dans la pellicule sont ainsi transformés en halogénure d'argent sensible à la lumière. On égoutte alors la plaque, la transfère dans un châssis étanche à la lumière. Ces opérations se font évidemment en chambre noire. On peut alors faire une prise de vue avec la chambre photographique. La plaque doit ensuite être immédiatement développée en chambre noire avec de l'acide gallique ou du sulfate de fer II puis fixée au thiosulfate de sodium ou au cyanure de potassium.

Cette opération se faisait dans une pièce éclairée en lumière rouge clair, le collodion étant achromatique.

Ce procédé a connu une grande popularité jusqu'aux années 1870 - 1880 environ car il permettait d'obtenir des clichés d'une grande finesse et de rendre une gamme de gris particulièrement étendue.

Il présentait toutefois un inconvénient majeur : le négatif devait être préparé, exposé, puis développé en un temps très court, car une fois sec il devenait insensible et, si la prise de vue avait déjà été faite, impossible à développer. Selon les conditions de température et d'humidité ambiantes, l'opération ne devait pas dépasser de 15 à 30 minutes au total.

C'est ce procédé qu'a utilisé le photographe Eadweard Muybridge pour produire des instantanés du galop des chevaux


Contretype :

Le contretype ou reproduction est obtenu à partir d’une épreuve photographique rephotographiée. Sa matrice n’est pas le négatif original de prise de vue qui a été perdu ou détérioré. Certaines réalisations des photographies passent obligatoirement par un contretype: le cliché original étant recomposé au tirage (superposition, collages, interventions au crayon, etc), le second négatif devient le négatif définitif . ce procédé est dans ce cas, un élément nécessaire de la création.

Cyanotype :

Le cyanotype est un procédé photographique monochrome positif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique  bleu de Prusse, bleu cyan.

Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel.

Ce procédé utilise deux produits chimiques :

  • Citrate d'ammonium ferrique (vert)
  • Ferricyanure de potassium

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D

Daguerréotype :

Le daguerréotype est un procédé photographique mis au point par Louis Daguerre. Il produit une image sans négatif sur une surface en argent, polie comme un miroir, exposée directement à la lumière.

L'opération suivante consiste à fixer l'image, c'est-à-dire à la rendre permanente, en plongeant la plaque dans une solution d'hyposulfite de soude, dont l'action avait été découverte plus tôt par Daguerre et Nicéphore Niepce. L'image produite par cette méthode est si fragile qu'elle ne supporte pas la plus légère manipulation, et doit être protégée contre tout contact.

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E

Epreuve de lecture :

Tirage souvent sans finesse qui permet aux photographes de préciser le choix déjà fait sur les contacts, entre une image et une autre, d’étudier la mise en valeur des gris du tirage définitif.

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F

Ferrotype :

Le ferrotype est une technique photographique mise au point en 1852 par Adolphe-Alexandre Martin qui supplanta peu à peu l'ambrotype à cause du faible coût des matériaux utilisés et de la rapidité du procédé.

Une fine plaque de tôle recouverte d'un vernis noir et d'une émulsion au collodion produisait après exposition et développement une image positive directe.

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G

Gomme Bichromatée :

C'est un moyen qui tente souvent les novices, car il semble facile et économique. C'est “l'aquarelle photographique” qu'on fabrique soi-même, avec un mélange de pigments et de gomme arabique, rendu sensible par le bichromate de potassium. Cependant, après quelques essais, on s'aperçoit des difficultés du procédé, si on ne se contente pas d'une vague image aux contours incertains. C'est un moyen d'interprétation, qui permet d'apporter des modifications à l'image portée par le papier d'art : choix des pigments, couches multiples, restitution des couleurs de l'original par le biais d'une sélection de couleurs, comme elle se pratique en Photogravure.

 

Gomme Trichrome :

La gomme bichromatée peut aussi être déclinée en couleurs, en faisant une sélection de l'original en trichromie, grâce aux filtres vert, bleu et rouge, ou par le biais de l'informatique; on obtiendra ainsi trois négatifs “noir et blanc”, correspondant aux trois couleurs fondamentales, sous lesquels on insolera les trois couches sensibles, chacune contenant les pigments magenta, jaune et cyan. Les couleurs en superposition, selon les modulations des négatifs, restitueront l'original, avec plus ou moins de fidélité, ce qui n'est pas un des moindres attraits du procédé.

 

Gravure Héliographique :

C'est l'Art de reporter une image photographique sur une planche métallique. Après attaque à l'acide pour former des cavités capables de retenir de l'encre grasse, cette matrice est imprimée, manuellement et à l'unité, sur papier spécial-gravure. Ce procédé, inventé dès le début de la photographie, procure des épreuves d'un caractère inaltérable et précieux.

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I

Ilfochrome ou Cibachrome :

L'Ilfochrome (connu aussi sous le nom de Cibachrome) est un procédé de tirage photographique couleur depuis un film inversible (ce dernier souvent sous la forme d'une diapositive couleur) produit par Ilford Photo.

Les procédés de tirage couleur par destruction de pigments, également désignés comme « procédés par décoloration » ou « par blanchiment », datent du début du XXe siècle, avec le procédé Utocolor du Dr J. H. Smith introduit en 1906 à Zurich, puis le procédé Gasparcolor de Bela Gaspar en 1933. Cette technique est donc plus ancienne que les techniques à couplage de colorants de Type C ou de Type R, également appelées techniques chromogéniques, qui datent de 1936.

L'Ilfochrome, commercialisé depuis 1963, est le dernier représentant de cette tradition. Il a été lancé par Ilford en partenariat avec la firme suisse Ciba-Geigy Photochemie sous le nom de Cibachrome. Ilford et Ciba-Geigy produisaient chacun leur propre procédé avant ce rapprochement. Après le rachat d'Ilford par l'américain International Paper, Ciba-Geigy a demandé à ce que ce procédé auquel elle ne prenait plus part change de nom. Cibachrome est donc devenu Ilfochrome. Le premier terme (ou son raccourci, Ciba) est cependant resté dans le langage courant.

Il s'agit d'un procédé de tirage positif permettant d'obtenir une épreuve directement à partir de diapositives (procédé positif-positif), contrairement au transfert internégatif ou aux procédés additifs de Type R  parfois utilisés par les laboratoires pour le tirage depuis diapositives.

Les tirages Ilfochrome s'effectuent sur une base de polyester tri-acétate stable, donc à strictement parler une base plastique et non papier. Les pigments colorés sont inclus dans cette base et sont sélectivement blanchis durant le traitement, ce qui est l'opposé des procédés additifs pour lesquels les pigments sont contenus dans la chimie du traitement. Non-exposé, le « papier » Ilfochrome est brun foncé. Plus l'exposition dure, plus l'épreuve après traitement sera claire, ce qui est anti-intuitif pour les opérateurs habitués au tirage noir et blanc.

Les pigments utilisés, appelés Azo, présentent une saturation des couleurs importante et sont proches chromatiquement des cyan, jaune et magenta de référence.

 

Impression à l'albumine :

L'impression à l'albumine fut inventée en 1850 par Louis Désiré Blanquart-Evrard et fut le premier procédé commercialement exploitable pour réaliser des impressions de photographies à partir d'un négatif.

Ce procédé utilise l'albumine que l'on trouve dans le blanc d’œuf afin de fixer les éléments chimiques photographiques sur le papier. Il devint le principal procédé d'obtention de positifs de 1855 jusqu'au tournant du siècle avec un apogée d'usage entre 1860 et 1890. Vers la deuxième moitié du XIXe siècle, la production de cartes de visites en était le principal usage.

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K

Kallitype : voir Callitype

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L

Lambda : voir Tirage lambda

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N

Négatif :

Après la prise de vue, l’image latente devient “négatif” lors du développement.

Le format du négatif est lié au format de l’appareil photographique : on parle, par exemple, de 24 x 36 mm (les américains disent 35mm), de 6x6 (cm), de 4 x 5 (inches, c’est à dire 10 x12,5 cm), de 13x18(cm), de 20x25(cm), etc...

Le support du négatif peut être du papier (calotype, papier ciré, etc), une plaque de verre, ou comme aujourd’hui un film souple (triacétate de cellulose ou polyester).

Sur le négatif les ombres du sujet sont traduites par des valeurs claires et les hautes lumières par des zones sombres : on dit que la “gamme des gris” est inversée ou en négatif ;

Tant qu’il n’existe pas de tirage, le négatif n’est qu’une intention.

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O

Oléotypie, Bromoil, Report d'Encre :

Ce sont des techniques voisines qui mettent en jeu la répulsion de l'eau pour les corps gras, comme dans le procédé semi-industriel appelé phototypie, ou la lithographie. Là encore, nous retrouvons une méthode avec laquelle nous pouvons, soit recopier un négatif à l'identique, soit l'interpréter librement. Le report d'encre permet, avec une presse, de transférer l'image sur un papier d'art, sur lequel il ne restera que de l'encre d'imprimerie et plus aucun lien physique avec l'industrie photographique. Celui qui possède des connaissances en dessin ou en peinture, pourra, avec profit se consacrer à ce procédé dont les fabuleux résultats viendront récompenser la patience de l'opérateur.

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P

Papier Charbon-Transfert :

Il permet de donner une présence indiscutable à l'image, grâce à ses accents puissants et à ses colorations variées. Ce papier sera fabriqué par l'utilisateur. Sa pratique peut sembler assez délicate mais elle s'acquiert rapidement. Les épreuves au charbon sont absolument inaltérables.

 

Papier Salé - Papier Albuminé :

Il s'agit d'un procédé de tirage par contact dit “à noircissement direct”, c'est à dire que l'image se forme sur un papier sans l'intervention d'un révélateur. On obtient des colorations diverses grâce à des virages, et l'emploi des papiers d'art permet des effets très libres. Ce support sera fabriqué par l'auteur.

 

Photographie :

Aujourd’hui, c’est généralement une image sur papier photographique industriel (au bromure ou au chlorobromure d’argent) ou artisanal (les firmes photographiques ayant abandonné la fabrication d’émulsions positives non argentiques comme le papier au charbon, au platine, au palladium, etc, des photographes retrouvent des formules anciennes pour émulsionner eux-mêmes leurs papiers.)

Le vocabulaire utilise beaucoup de mots pour désigner la photographie-image multiple (photographie, épreuve, tirage, positif, agrandissement, contact), image multiple qui s’oppose à l’image unique, généralement un positif direct (obtenu sans la matrice du négatif) comme l’étaient le daguerréotype, le ferrotype, l’ambrotype, et comme l’est aujourd’hui le polaroïd . (Toutefois il existe certain type de polaroïd noir et blanc à négatif récupérable.)

On peut encore signaler certaines photographies obtenues sans négatif : les photogrammes (Man Ray, Schad, etc) et les chimigrammes (Sudre, Cordier).

Pour la photographie en couleur, on distingue plusieurs procédés de tirage,qui présentent des espérances de conservation variables : le tirage rc (resine coated), le Cibachrome, le dye-transfer, le tirage au charbon Fresson. Il y a aussi des mises en couleur de photographies noir et blanc, soit par chimie (virages et oxydations), soit par application manuelle de colorants.

 

Photogravure ou Gravure Héliographique :

C'est l'Art de reporter une image photographique sur une planche métallique. Après attaque à l'acide pour former des cavités capables de retenir de l'encre grasse, cette matrice est imprimée, manuellement et à l'unité, sur papier spécial-gravure. Ce procédé, inventé dès le début de la photographie, procure des épreuves d'un caractère inaltérable et précieux.

 

Platine-Palladium :

Cette manière de faire est complètement différente des méthodes exposées jusqu'alors. Le papier doit être rendu sensible par le praticien grâce à l'emploi des sels de fer impressionnés par la lumière. L'image au Platine ou au Palladium, inaltérable comme l'image au charbon, met en valeur toutes les nuances du négatif. La mise en pratique de ce procédé peut paraître compliquée pour un néophyte, mais après avoir acquis les connaissances nécessaires, il est possible de travailler avec autant de facilité qu'avec le bromure.

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R

Report d'Encre, Oléotypie, Bromoil :

Ce sont des techniques voisines qui mettent en jeu la répulsion de l'eau pour les corps gras, comme dans le procédé semi-industriel appelé phototypie, ou la lithographie. Là encore, nous retrouvons une méthode avec laquelle nous pouvons, soit recopier un négatif à l'identique, soit l'interpréter librement. Le report d'encre permet, avec une presse, de transférer l'image sur un papier d'art, sur lequel il ne restera que de l'encre d'imprimerie et plus aucun lien physique avec l'industrie photographique. Celui qui possède des connaissances en dessin ou en peinture, pourra, avec profit se consacrer à ce procédé dont les fabuleux résultats viendront récompenser la patience de l'opérateur.

 

Retirage :

C’est un tirage original exécuté après la mort de l’auteur par le possesseur des négatifs. C’est toujours une interprétation, hors du contrôle du photographe, et leur qualité dépend du talent du tireur.

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S

Sténopé :

C'est un trou minuscule, percé dans du métal mince et fixé à la place de l'objectif de l'appareil. Il procure des images un peu floues et très spéciales, en bousculant les proportions et en créant des perspectives inattendues.

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T

Tirage :

Le tirage, c’est l’opération qui va permettre d’obtenir, à partir du négatif, un ou plusieurs positifs en inversant la gamme des gris (du négatif) pour retrouver les valeurs du sujet ;

Le mot tirage désigne à la fois le résultat et l’opération qui, de nos jours, se pratique généralement au laboratoire à l’aide d’un agrandisseur.

Un tirage n’est pas toujours un agrandissement. Il peut être une réduction. Il peut aussi être effectué par contact (le négatif étant maintenu en contact avec le papier sensible).

Dans le cas des contacts, le négatif et le positif ont alors une taille identique. Il faut distinguer :

- les contacts qui engendrent une épreuve d’exposition, d’après généralement des négatifs de moyen ou grand format (exemples Sudek, Weston).

- des planches de contact des négatifs de tous formats (au seul usage du photographe) comme référence d’un système d’archivage et outil de première lecture des photographies.

Le négatif peut être comparé à une partition de musique car le travail du tireur est celui d’un interprète, l’auteur du négatif étant alors considéré comme le compositeur.

Une épreuve de lecture est un déchiffrage: un tirage définitif est une interprétation aboutie, voire magistrale (les américains parlent de “master-print”)

Un compositeur d’images n’est pas toujours un virtuose du tirage. En revanche, il existe de (très) bons interprètes qui ne seront jamais de grans compositeurs.

Une photographie peut être complètement modifiée par le tirage (certaines valeurs peuvent être accentuées ou éclaircies sur tout l’image ou partiellement). C’est beaucoup plus délicat que le simple réglage, en contraste et en densité, d’un téléviseur.

 

Tirage argento-numérique : voir tirage lambda

 

Tirage définitif  ou photographie originale:

il n’a de destination que son existence de tirage. Il est contrôlé et reconnu par le photographe qui a décidé du format, du contraste, du cadrage de l’image, qu’il en ait ou non effectué le tirage.

 

Tirage d’époque :

Le tirage d’époque, dit aussi “vintage” est contemporain de la prise de vue. Il ne faudrait pas le confondre avec une épreuve de lecture, fut-elle d’époque, qui ne reste dans la plupart des cas, qu’un brouillon. Le tirage d’époque n’est pas toujours un tirage définitif d’époque.

 

Tirage lambda ou tirage argento-numérique :

C’est la technologie de tirage numérique de qualité (couleur ou noir et blanc) sur du véritable papier photo argentique.
Le papier photo sensible est exposé en haute résolution par balayage avec 3 faisceaux laser rouge, vert et bleu. Il est ensuite développé dans une chimie RA-4 traditionnelle puis lavé et séché.

 

Tirage – Limitation (La limitation des tirages) :

Trois cas se présentent :

- certains photographes ne numérotent pas, ni ne limitent et se contentent de faire les tirages à mesure de la demande, se réservant d’interrompre leur production quand ils le désirent.

- d’autres photographes ne limitent pas mais numérotent leurs tirages, 1er, 2ème, 3ème, etc .

- d’autres décident du nombre maximum de tirages qui seront faits: (les plus fréquents sont 15,25 ou 50) et les numérotent 1/25, 2/25, etc ce qui ne signifie pas que tous les tirages prévus seront faits, c‘est seulement une quantité maximale.

Il faut savoir qu’un négatif est fragile et que le tirage d’une photographie se fait actuellement d’une manière artisanale quand il s’agit de beaux tirages : le tirage est effectué manuellement, pièce par pièce: on peut dire que chaque tirage est unique.

 

Tirage original :

Un tirage original doit toujours être signé lorsque son auteur est vivant.

C’est dans la plupart des cas un tirage ultérieur effectué à partir du négatif original longtemps après la prise de vue, par le photographe lui-même ou sous son contrôle. Parfois il n’existe pas de tirage d’époque : quand le négatif a disparu (détruit ou perdu) ou quand le photographe redécouvre bien des années plus tard une image qu’il n‘avait jamais tirée. Il peut donc exister des tirages originaux différents suivant l’époque du tirage, ou les différents interprètes. Il est souhaitable que le nom du tireur, et la date de son exécution soient indiqués au dos du tirage.

 

Tirage de presse :

destiné comme son nom l’indique à la page imprimée et qui, à cause des modalités techniques de la photogravure, est généralement plus gris, c’est à dire moins contrasté qu’un tirage définitif d’exposition. Aujourd’hui les photographes fournissent délibérément pour se prémunir contre le vol ou le risque de confusion avec des épreuves d’exposition, des tirages de presse à conservation précaire.

 

Tirage-re / retirage :

C’est un tirage original exécuté après la mort de l’auteur par le possesseur des négatifs. C’est toujours une interprétation, hors du contrôle du photographe, et leur qualité dépend du talent du tireur.

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V

Virage :

Le virage est un traitement chimique supplémentaire intervenant lors du développement d'un tirage photographique noir et blanc sur papier, dans le but de donner une couleur dominante à l'épreuve.

Le procédé consiste à remplacer partiellement l'argent de l'image par un autre composé de préférence métallique (plus stable).

 

Virage à l'argent colloïdal :

L'image est blanchie avec un bain de blanchiment auquel est ajouté du chlorure cuivrique qui formera du chlorure d'argent durant le blanchiment.

 

Virage bleu :

Ce virage en un seul bain permet d'obtenir des tonalités bleues, du bleu foncé au bleu-vert en fonction de la durée du traitement et du type de papier.

 

Virage au sulfate de cuivre :

Ce virage donne des tonalités du brun chaud au rouge clair selon la durée du traitement.

 

Virage à l’or :

Ce procédé, relativement onéreux (le chlorure d’or) donne une teinte subtilement dorée aux parties claires. Originellement, ce procédé visait également à améliorer la conservation des tirages.

 

 

Virage au sélénium :

Le virage au sélénium renforce le contraste et donne une tonalité violacée selon la durée du traitement et le type de papier. La tonalité peut aussi être brunâtre voire jaunâtre, ce qui donne aux photographies un côté archiviste et vieillot (pour ce genre de tonalité la dilution doit être assez forte et le papier doit être du papier fibre).

Le procédé est assez simple. C'est le même procédé que pour le développement d'une photographie noir et blanc c'est-à-dire 1min 30s à 2 minutes pour le révélateur ensuite, le virage le temps varie selon l'effet voulu ainsi que la dilution du produit, puis 30s pour le bain d'arrêt, 2 minutes dans le fixateur ensuite, un deuxième fixateur peut être employé si le type de papier est du papier fibre.

Note : le temps de tous les produits utilisés peut varier selon la dilution des produits et parfois même selon la température de l'eau.

ATTENTION, les produits contenant du sélénium sont toxiques. Les gants sont de mise pour éviter, entre autres, une coloration brune des mains. La senteur du produit peut causer des nausées, des étourdissements ainsi que des maux de tête.

 

 

Virage sépia :

Ce type de virage permet de retrouver la tonalité des épreuves sépia de la première moitié du XXe siècle.

Il existe des papiers permettant un tirage sépia direct

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